Fabien Naccache
L'hypnose à Paris 17ième

Articles "Enfance"

A la demande des parents qui souvent me demandes des "trucs hypnotiques" pour aider les petits enfants dans les moments difficiles, j'ai décidé d'écrire une série d'articles dédiés aux petits et aux parents.

 

L'article suivant, le premier de la série, portera sur les petits bobos superficiels et passagers du quotidien ; cela s'adresse aux petits à partir de 8 mois environ.

 

Avertissement : Je n'appartiens pas à la profession médicale. Si le problème est plus important qu'une légère égratignure, ou qu’il perdure, alors il faut bien sûr consulter un médecin.

Votre enfant s'est fait un peu mal

Comment réagissez-vous lorsque votre petit se plaint d'une égratignure ou autre léger problème après une chute ou bien s’être cogné ?

Il y a deux réactions parentales extrêmes :

 

  • Faire comme si de rien n'était, c'est son problème.
  • S'empresser de le réconforter : "Ah mon pauvre petit", le prendre dans vos bras, un bisou sur le bobo pour le faire partir, etc.

 

Derrière la première réaction, il y a souvent l'intention de rendre votre enfant plus fort. Cependant, il y a un aussi le risque de lui faire comprendre que ce qu'il ressent ne vous intéresse pas et n'a donc pas de valeur. En effet ce sont les parents qui donnent ou pas de la valeur aux expériences de l'enfant. Cela pourrait donc affecter l'image qu'il a de lui. De plus cette réaction lui donne la consigne d'ignorer ses ressentis émotionnels et physiques. Cela risquerait de le mener plus tard à ne pas prendre en compte ces aspects-là de son être.

 

La deuxième réaction est à l'opposé. Le "Ah mon pauvre petit" risque de le victimiser et de le déresponsabiliser, avec bien-sûr des conséquences néfastes en grandissant. "Le bisou "magique" sur le bobo pourrait lui faire comprendre que seul l'adulte a le pouvoir de faire du bien là où il s'est fait mal, et cela à la longue rend un enfant dépendant des parents, des adultes.

 

Il est préférable d'éviter ces extrêmes, et de trouver un équilibre dans vos réactions. Ne pas ignorer le problème, même s'il vous semble léger, simplement le prendre en compte pour lui montrer que vous vous intéressez à son petit monde et que vous l'avez entendu et compris.

Par exemple : "As-tu mal ? Où est le bobo ? Effectivement, je vois bien".

Ensuite, demandez-lui de dire ce qu'il ressent, s’il sait déjà parler un peu. Cela lui permettra de se dissocier du problème pour le décrire.

L'aider à gérer le problème

Voilà une astuce intéressante pour aider votre enfant à gérer son propre problème. Faites comme si qu’à l'endroit où il/elle s'est fait mal, vous pouviez prendre le bobo entre vos doigts. Prenez-le donc et faites le geste de le jeter au loin, en direction d'une poubelle, s'il y en a une pas loin de vous. En même temps dites : "Le bobo à la poubelle ! C'est bien mieux maintenant !"

 

Faites cela à quelques occasions pour lui apprendre à le faire. Puis au bobo suivant, demandez-lui de le mettre lui/elle-même à la poubelle. Ainsi il/elle ne sera pas dépendant. Récemment, j'ai même vu ma petite fille de 2,5 ans montrer à son petit ami du même âge, en pleurs, comment faire pour se débarrasser ainsi de sa douleur.

 

Pour nous adultes, c'est tout à fait étonnant la capacité qu'on naturellement les petits à diminuer ce qui leurs pose problème. En tant qu'adulte, nous avons perdu cette faculté, mais il est tout de même possible de la redécouvrir par l'intermédiaire de l'auto-hypnose.

Utiliser la distraction

Contrairement aux adultes, les petits ont cette faculté de ne pas ressasser mentalement les choses du passé. Et lorsque je parle du "passé", pour un petit enfant, il ne s'agit pas de mois, de semaines, de jours… C’est une question de minutes. Oui, quelques minutes, c'est déjà le passé... Avez-vous déjà essayé de demander à un petit enfant de vous raconter ce qu'il/elle a fait il y a quelques heures de cela ? Armez-vous de patience, car c'est bien lointain !

 

Ainsi, pour lui changer d'état d'esprit, il vous suffira de lui proposer autre chose qu'il aime bien faire : un jeu particulier, une chanson qu'il connait bien, courir ensemble, etc. Bref en un clin d'œil, son problème fera partie du passé.


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AVERTISSEMENT: Bien que je travaille en collaboration avec le corps médical ( médecins, psychiatres, … ) de ma région, je ne suis ni médecin ni psychologue ni psychiatre je ne peux donc poser aucun diagnostic. Par conséquent une séance d’hypnose ne remplace pas une consultation auprès d’un médecin. Le travail d'apprentissage par l'hypnose ne se substituent en aucun cas à un acte médical ou à des prescriptions de médicaments. Il s'agit d'un complément qui met en exergue et renforce vos ressources et stratégies pour vous conduire à un mieux être plus confortable.


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